Contre la VIVISECTION : éthique et anti-capitalisme !

La vivisection c’est quoi ?

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Il existe plusieurs termes pour parler et définir l’utilisation des animaux non-humains afin de pratiquer des tests : « vivisection », « expérimentation animale » ou « tests sur les animaux ».

Le principe de l’expérimentation animale ou de la vivisection est d’utiliser des animaux comme substitut ou modèle pour pratiquer des tests au niveau physiologique et tenter de prévoir ce qui va se passer chez les animaux humains.

Nous utiliserons les trois termes dans cette brochure afin de ne pas faire de répétitions de langage, toutefois nous préférons utiliser celui de vivisection, réfuté par les labos car trop imagé. Les termes de tests et expérimentations sont utilisés par nos ennemis les vivisecteurs et le capitalisme pour masquer leurs pratiques criminelles et leurs meurtres d’animaux commis dans ce qu’ils appellent des « laboratoires ».

La vivisection regroupe de très nombreuses expériences dans divers domaines : médical, pharmaceutique, cosmétologique, alimentaire, mais aussi des tests OGM, des tests de pesticides, des tests de tabac etc …

Des souris emprisonnées que l'on torture en les forçant à inhaler de la fumée de cigarettes

Des souris emprisonnées que l’on torture en les forçant à inhaler de la fumée de cigarettes

Chez HLS, le lus grand labo de vivisection d'Europe, des chiens que l'on force à respirer du tabac

Chez HLS, le plus grand labo de vivisection d’Europe, des chiens que l’on force à respirer du tabac

 

Les « tests » sont nombreux : test de crème dépilatoire sur des chats, test de tabac en faisant fumer des primates, des chiens et des souris, test de médicament sur des rongeurs pour tenter de prévoir des effets secondaires et les risques sur les fœtus, test de Draize, c’est à dire injection d’un produit dans les yeux comme du maquillage sur des lapins car illes n’ont pas de larmes etc …

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Les animaux utilisés sont principalement des souris, des rats ou des cochons d’Inde, des chats et des chiens, des primates, mais aussi des oiseaux, des poissons, des grenouilles, des chevaux, des moutons, des brebis etc …

Dans le monde ce sont 500 millions d’animaux qui sont tués tous les ans dans les labos de vivisection.

On estime à environ 12millions le nombre d’animaux morts dans les labos en Europe tous les ans, dont 7 millions en fRance, ce qui en fait le pays de l’union où la vivisection est la plus répandue.

 

Vivisection : une obligation pharmaceutique sans aucune fiabilité

Le seul domaine où la vivisection est obligatoire est le domaine pharmaceutique. Tout médicament, pour faire une AMM, c’est à dire une Autorisation de Mise sur le Marché, doit être soumis à un protocole qui comporte l’obligation de tests sur deux espèces d’animaux différentes dont une qui ne soit pas des rongeurs.

Cela signifie que strictement rien n’empêche de tester sur plus de deux espèces : il est tout à fait possible de tester sur un nombre d’espèces conséquents comme des chats, des chiens, des rats, des primates etc … Deuxièmement il n’y a aucun nombre d’animaux minimum ou maximum à respecter : le nombre d’animaux non-humains est illimité. Certains médicaments ayant été testés sur des milliers souris et pourtant les effets secondaires ne sont apparus que chez l’être humain.

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Dans tous les autres domaines cosmétiques par exemple, elle est communément admise et donc pratiquée, notamment pour se prévenir de toute poursuite judiciaire en cas de problèmes d’allergies ou d’effets secondaires chez l’être humain. Bien évidemment, plus vous testerez d’animaux, plus cela sera vu comme une garantie …

Thalidomide

Dans les années 50, la filiale pharmaceutique Grünenthal a commercialisé un médicament contenant de la thalidomide. Anti-nauséeux pour les femmes enceintes, il est mis en circulation en Allemagne, Italie, Belgique, USA et Japon.

En 1958, la filiale lance une grande campagne publicitaire afin d’inciter les femmes enceintes à consommer la thalidomide, et envoie notamment 40 000 courriers à des médecins pour les inciter à prescrire cette molécule. Mais des cas de malformations chez des nouveaux nés commencent à apparaître. La filiale Grünenthal déclare aux médias ces malformations réversibles. En 1960, 10 000 cas sont répertoriés et en 1961, le médicament est retiré du marché, excepté au Canada. Cette affaire a donné lieu à de nombreux procès médiatisés, dont le dernier a eu lieu en 2010 et où l’état belge a reconnu sa responsabilité.

Enfant né avec une malformation du à la Thalidomide

Enfant né avec une malformation du à la Thalidomide

Cette affaire est très peu connue en fRance car celle-ci n’avait pas autorisé la mise en circulation de la thalidomide pour des raisons purement administratives. La filiale avait affirmé avoir testé la molécule sur des lapins, des chiens, des singes avec de rares cas de malformations.

Alors que cette affaire montre que les tests sur les animaux ne sont absolument pas fiable, elle a été celle qui les a rendu obligatoire avant la mise en circulation de médicaments.

Dangerosité des tests sur les animaux

Les tests sont effectués sur des animaux mâles comme individu de base puis effectués sur les femelles et notamment sur des femelles enceintes. Elles sont ensuite avortées ou accouchées pour voir d’éventuels problèmes pour le fœtus. Si c’est le cas, le médicament comportera alors une mention spéciale « ne convient pas aux femmes enceintes ». Pareil pour les enfants, les tests sont effectués sur des jeunes individuEs d’autres espèces pour voir s’il y a des problèmes et si c’est le cas il y aura une mention « ne pas donner aux enfants de moins de ……. ».

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Depuis, de nombreux médicaments ont été testés sur des animaux non-humains, mis sur le marché et ont provoqués des effets secondaires allant jusqu’à la mort. Les recherches oublient souvent de dire c’est que les effets médicamenteux sont la 4eme cause de mortalité en fRance (ce qui fait 20 000 personnes/an) et la 6ème raison des hospitalisations.

En 2014, c’est le Motilium, médicament contre la nausée et les vomissements composé de dompéridone, qui est retiré du marché car il aurait causé la mort de 25 à 120 morts pour l’année 2012 seulement.

Récemment encore il y a eu le scandale du Mediator, commercialisé par Servier, 1er groupe pharmaceutique français, lancé pour lutter contre le diabète de type2. En 2012 l’Afssaps déclare qu’il y aurait eu environ 500 morts à cause du Mediator, mais qu’il y aurait encore des morts à venir et que le chiffre pourrait se situé entre 1 000 et 2 000. Scandale par le comportement de Servier et sa déclaration : « Cinq cents [était] un très beau chiffre marketing, mais il ne s’agit que de trois morts ».

Le chlorampenicol est un antibiotique qui a causé des désordres sanguins ayant entraîné la mort chez l’être humain mais pas chez les animaux de laboratoire.

ETHIQUE ANIMALE

L’expérimentation animale n’est absolument pas fiable et ne peut permettre de prévoir des réactions sur l’être humain. Un souris de 30g ne peut être un substitut pour un être humain de plus de 50kg. Le « modèle animal » n’existe pas.

Mais surtout les animaux sont considéré comme suffisamment proches physiologiquement des humains pour servir de modèles mais pas suffisamment similaires à nous pour refuser qu’ils soient utilisés dans des tests inutiles et douloureux. Les animaux sont mis dans des cases : les mignons ou exotiques animaux de compagnie, les animaux que l’on mange etc … les animaux considérés comme plus proches de l’homme, celleux que l’on apelle les « grands singes » comme le gorille ou l’orang-outan sont considérés comme d’une intelligence proche de l’humain et sont interdits dans la vivisection. En fait ce que l’on considère comme intelligence est jugée selon un point de vue anthropocentriste, c’est à dire jugée selon la ressemblance avec l’être humain. Bien évidemment, le braconnage et les trafiquants sont totalement tolérés et les singes capturés à l’état sauvage sont très souvent revendus aux labos.

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Pourtant, les animaux non-humains comme les souris, les chats, les chiens sont eux aussi doués de raison, de sentiments et souffrent lorsqu’on leur fait du mal. Même s’il nous est plus difficile d’inter-réagir et de construire des liens avec un poisson, un rat, une brebis, cela justifie-t-il que nous les utilisions, que nous les exploitions pour des tests inutiles ? Sous prétexte de leur différence, les animaux ne sont vus que comme des outils, des machines, des cobayes à qui on peut faire subir les pires tortures sous prétexte de préserver la race humaine.

Les lapins sont utilisés pour des tests de produits dans les yeux car illes n’ont pas de larmes pour protéger leurs pupilles.

Les souris communes sont les animaux les mieux connus génétiquement, elles prennent peu de place et se reproduisent facilement. Elles sont les animaux non-humains les plus utilisés dans la vivisection.

Les singes ne peuvent avoir le cancer des poumons et VIH et sont pourtant utilisés dans de nombreux tests de tabac et ont été à l’origine du lancement de l’AZT pour lutter contre le Sida, alors que la tri-thérapie, qui n’a jamais été testée, a permis de nombreuses avancées dans le combat contre le virus.

Des chats sont utilisés pour des tests sur le fonctionnement des yeux en leur branchant des électrodes directement dans le cerveau sans anesthésie.

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Des moutons et brebis sont utilisés dans des tests du comportement avec des entraînements au collier à décharges électriques pour tester les comportements collectifs d’un troupeau.

VIVISECTION ET CAPITALISME

Non seulement la vivisection est dangereuse pour les êtres humains, mais en plus, elle torture et tue des millions d’animaux pour les ans. Alors pourquoi la vivisection existe-elle encore ?

Tout simplement parce que l’exploitation animale, dont fait parti la vivisection est un marché rentable pour le capitalisme. En faisant croire que la vivisection est nécessaire, le capitalisme a crée de la demande : entre les chaînes d’élevages, les compagnies payées pour le transport, les laboratoires de vivisection et les groupes cosmétiques, médicaux, alimentaires, de tabac et pharmaceutiques … chaque élément forme un marché mondial extrêmement juteux. Par exemple, les groupes pharma comme Novartis, Sanofi ou Pfizer font des millions de bénéfices par an grâce à la vivisection et à la corruption des labos. Le capitalisme s’est emparé et à amplifié l’exploitation animale et son crédit pseudo-scientifique pour engranger des millions.

 

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Le marché de la vivisection

Elevage : c’est la première étape de la vivisection. Il faut trouver des animaux. Certains sont nés dans des élevages d’autres sont saisis aux douanes ou braconnés, surtout les singes.

Les chats, les chiens, les lapins et les rongeurs sont produits par des élevages dans chaque pays pratiquant la vivisection, notamment en Europe et aux USA par la société Charles River Laboratories (valeur de l’action à l’achat en 2014 = 60 dollars). Elle est aussi spécialisée dans la fabrication du matériel nécessaire à la vivisection, comme les cages pour enfermer les animaux, mais aussi la nourriture. Les élevages de primates les plus connus et les plus importants sont basés à Madagascar et au Vietnam. Toute fois, il existe également des élevages en fRance, via la société Europrim’ près de Marseille et Toulouse.

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Transport : c’est la seconde étape. Le marché du transport le plus important concerne bien sur le transport de primates par avion. Les primates venus de l’étranger doivent être transportés par avion. La compagnie aérienne qui engrange le plus d’argent sur le transport d’animaux est Air France. C’est la plus grosse compagnie de transport au monde, mais on trouve aussi Air Japan, Aeroflot (Russie), ou Air Malaysia. Si Alexandre de Juniac, le PDG d’Air France, assure ne pas gagner d’argent avec le transport d’animaux et faire cela uniquement au nom de la science, il est également très rassurant quant aux conditions de transport alors que 8 primates sur 10 meurent durant le voyage à cause des mauvaises conditions (stress, pas d’eau, pas de nourriture).

Laboratoires : il existe de très nombreux labos de vivisection partout dans le monde. Le plus connu étant certainement HLS (Huntingdon Life Science), le plus grand labo de vivisection d’Europe situé en Angleterre. Il fonctionne par contrat, c’est à dire que n’importe quelle entreprise peut demander au labo de tester n’importe quel produit sur n’importe quelles espèces et nombre d’animaux.

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Toutes les universités de médecine et science ont aussi leurs labos. En fRance l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) et l’INRA (Institut National de la Recherche Agricole) sont aussi des centres de recherches « scientifiques » qui comportent leurs propres labos de vivisection, mais aussi les facs de médecines, de science et de psycchologie.

Clients : Les plus grands clients de la vivisection sont bien sur les firmes pharmaceutiques ou « Big Pharma ». Sanofi, le premier groupe pharma français au chiffre d’affaire de 34 milliards de dollars, Novartis le 2eme groupe pharmaceutique du monde au chiffre d’affaire de 50milliards de dollars ou encore Pfizer, la filiale pharmaceutique de Monsanto font parti des plus gros clients d’HLS. On trouve aussi des les groupes de tabac comme Philip Morris ou Marlboro, le groupe de cosmétique l’Oréal (qui assure sur son site internet réduire au maximum les produits testés, mais sans préciser qu’il s’agit de produits finis et non pas des différents éléments séparés composants un produit).

Le pavillon de Vasella, le président de Novartis incendié ...

Le pavillon de Vasella, le président de Novartis, ravagé par un incendié criminel …

Récemment, Novartis a fait face au scandale du Valsartan : les autorités japonaises ont perquisitionnés l’université de Tokyo. Novartis avait en effet subventionné un laboratoire et son équipe de médecins-chercheurs à hauteur d’1,4 millions d’€ pour commercialiser le Diovan, un médicament contenant la molécule du Valsartan, censé lutter contre l’hypertension. De nombreux tests sur des animaux ont été pratiqués pour mettre en circulation ce médicament qui n’a strictement aucun effet sur l’hypertension … Mais il a tout de même permis de rapporter à Novartis plus de 6 milliards de dollars juste sur l’année 2010 !v

La vivisection ne s’arrêtera jamais d’elle même car elle est bien trop rentable au niveau mondial. Cachée dans les labos, derrière les murs de « la recherche scientifique », elle est responsable de la mort de millions d’animaux. Ce n’est que par des actions directes et concrètes que nous pourrons stopper ce massacre, vive le sabotage et la libération d’animaux !

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L’histoire du singe Britches

Britches lors de sa découverte par l'ALF

Britches lors de sa découverte par l’ALF

En 1985, alerté par un étudiant, l’ALF pénètre dans les labos de vivisection de l’université de Californie à Riverside. L’ALF découvre alors Britches, un macaque ours de quelques semaines : ses paupières ont été cousues et un sonar éléctronique scotché sur ses oreilles diffusant un bruit strident toutes les minutes dans ses oreilles, le rendant à bout de force. Après avoir été sauvé, la vétérinaire chargée de ses soins déclara que Bridges souffrait de photophobie (intolérance à la lumière), que son pénis était plein d’oedèmes, que sa musculature était très faible et sa peau souffrait de déshydratation.

Britches avait les paupières cousues pour l'empêcher de voir la lumière

Britches avait les paupières cousues pour l’empêcher de voir la lumière

Ces expériences, menées par le psychologue David H. Warren,  consistait à enlevés des macaques dès leur naissance (24 au total), à leur coudre les paupières et a placer le casque sur leurs têtes pendant 3 ou 6 mois. Ils étaient ensuite tués et leurs cerveaux ouverts pour « observer les effets ».

Durant cette opération, 468 souris, chats, opossums, pigeons, lapins et rats ont été libérés et les dégâts matériels se sont élevés à plus de 700 000 dollars.

Par la suite Britches a été placé dans un sanctuaire où il a été adopté par une femelle qui s’en occupe comme un fils. Pour voir des videos à propos de Britches cliquez ici.

Cette histoire s’est passée en 1985. Ne croyez pas qu’elle est unique ou que ces pratiques avaient lieu « avant ». Britches n’est pas un cas unique. Il est un exemple parmi des millions de ce que vivent les animaux enfermés dans des laboratoires pour des « expériences scientifiques ». Tous les jours, dans les facs de médecines, dans les hôpitaux, dans les labos de l’INRA ou encore dans les écoles vétérinaires des atrocités sont commises.

L’hôpital de la Timone à Marseille possède des singes en captivités pour des « expériences scientifiques » …

Le zoo de Port-saint-père près de Nantes a livré 3 macaques a un institut de vivisection allemand en 2014 …

L’université de médecine de Toulouse possède des poissons, des souris et pratique des expériences sur des moutons et des chèvres dans le Tarn et dans le Gers …

Tous les jours en Grande-Bretagne on peut trouver des cadavres d’animaux mutilés dans les poubelles d’HLS …

Chaque jour un vol d’AirFrance transporte des animaux vers des labos de mort partout dans le monde …

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« Des atrocités ne sont pas moins des atrocités lorsqu’elles se passent dans un laboratoire et sont appelées ‘recherche médicale’ »

Contre la vivisection et la répression d’état ! Stop aux massacres d’animaux !

Solidarité avec les militantEs anti-vivisection emprisonnéEs !

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Sites internet contre la vivisection :

http://www.airsouffrance.fr/

http://www.shac.net/

http://antidote-europe.org/

http://alarm-asso.fr/

https://pantheresenragees.noblogs.org/