Rassemblement international pour le droit des animaux 16-18 Aout 2013, Belgique

Le rassemblement international pour le droit des animaux est un événement annuel qui rassemble des activistes du monde entier pour un week end d’ateliers, de discussions, films, de stands d’information, mais aussi de divertissement et de mise en réseau. Le but de ce rassemblement est de promouvoir et améliorer la coopération et coordination entre les activistes venant de nombreux pays, le but est de construire un mouvement cohérent fort et global pour combattre l’exploitation animale et répandre la compassion. Il est particulièrement important de garder en tête que la plupart de l’exploitation animale est un business international qui opère par delà les frontières internationales, il est donc vital que nous, en tant que mouvement apprenions également à penser et travailler globalement.

Ce rassemblement est antiraciste et antisexiste. Il a lieu en Belgique du 16 au 18 août !

Toutes les informations
http://www.argathering.net/

 

Semaine pour la libération animale à la zad (Bretagne occupée)

Partout dans le monde, chaque jour, des milliards d’animaux non-humains de toutes espèces souffrent et meurent pour assouvir les besoins de l’humanité. C’est ce que nous nommons exploitation animale.

Le capitalisme moderne l’a bien compris, lui qui a porté cette exploitation et les souffrances qu’elle engendre à un degré jamais atteint auparavant, à travers la production de viande, lait, oeufs, cuir et miel, l’expérimentation sur animaux en laboratoire, ou l’anéantissement pur et simple d’écosystèmes et des êtres qui y vivent. Toutes ces pratiques ont pour but d’accroître les profits des classes dirigeantes, permettant au passage de maintenir en place le mode de vie d’une grande partie de la population mondiale, particulièrement dans nos pays riches, qui dépend des produits animaux.

Il est toutefois rare, même au sein des mouvements anarchistes et anticapitalistes, que la question de l’oppression des animaux soit abordée. Nous, groupe d’individu-e-s anticapitalistes et antiautoritaires, sommes pourtant convaincu-e-s que l’émancipation des humain-e-s n’a guère de sens si elle ne s’accompagne pas de l’émancipation de tous les êtres vivants. Nous ne pensons pas que les animaux non-humains nous soient inférieurs ni qu’il soit légitime de les faire souffrir, pour quelque raison que ce soit. De même que nous luttons au quotidien pour tenter d’en finir avec les systèmes de domination capitaliste, sexiste, raciste et autres, nous voulons nous battre pour donner une chance aux animaux de vivre leurs vies sans meurtre, enfermement ni torture.

Nous ne pensons donc pas que la solution soit de réformer le système de l’exploitation animale pour le rendre plus supportable. Nous ne réclamons pas des cages plus grandes pour les poules en batterie, mais la suppression des cages et de l’usine qui va avec. La libération animale est à nos yeux une nécessité éthique qu’aucun élevage raisonné ne suffira à mettre en oeuvre. Nous n’avons cependant pas de solutions toutes faites_: le véganisme au niveau individuel, c’est à dire le fait de ne consommer aucun produit issu de l’exploitation animale, n’est clairement pas à lui seul une solution à un problème global.

Plusieurs d’entre nous vivent et luttent sur la ZAD, lieu de lutte contre un aéroport mais aussi contre le monde capitaliste qui l’engendre. Ici des millions d’animaux sont menacés par le bétonnage, mais à l’heure actuelle ce sont déjà des milliers d’animaux d’élevage qui vivent ici enfermés, souvent avant une mise à mort à plus ou moins longue échéance. Beaucoup de personnes qui participent à cette exploitation sont pourtant des habitant-e-s qui luttent ici contre le même ennemi que nous, pour la plupart depuis bien plus longtemps que nous.  Tout cela rend la lutte contre l’exploitation animale encore plus d’actualité ici qu’ailleurs, mais également difficile à mener au sein d’un mouvement qui refuse en grande partie de la considérer comme une domination à abattre. Nous pensons pourtant qu’il y aurait beaucoup à construire ici à ce sujet, dans une lutte qui semble avoir ouvert une brèche en France à la question des animaux et de la nature.

C’est pourquoi nous invitons sur la ZAD du 5 au 11 août toutes les personnes intéressées par la question animale et se reconnaissant dans des principes antiautoritaires. Nous aimerions faire de cette semaine un espace de rencontre de gens impliqué-e-s ou désireux/ses de s’impliquer avec des bases radicales dans la lutte pour les animaux, ainsi qu’un espace de débats sur l’exploitation animale en général et au sein des luttes sociales, sur la ZAD et ailleurs.

Toutes les informations ici : http://antispezad.noblogs.org

[CR] Manifestation pour la fermeture des usines de mort capitalistes

« Il est grand temps de revendiquer haut et fort l’abolition de l’esclavage des animaux, l’abolition des pratiques qui leur causent les plus grands torts : l’élevage, la pêche et l’abattage.« 

Samedi 15 Juin à eu lieu la premiere manifestation pour la fermeture des abattoirs de Toulouse, simultanément avec d’autres villes (Londres, Toronto, Sao Polo, Istanbul et Paris).

Nous étions quelques militants antispéciste à tenir une banderole végane antifasciste.

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Nous pensons en effet que suite aux agressions récentes, et à la montée du fascisme et du néonazisme dans les causes animalistes, nous devons afficher notre fermeté à combattre le fascisme.

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Lorsque nous luttons contre le spécisme, il est évident qu’il ne faut en aucun cas accepter les idées racistes, ni les idées fascistes, celles qui imposent par la force une uniformisation dans une optique nationaliste et xénophobe.
Les discriminations et oppressions dépassent les frontières, et les souffrances subies par les animaux humainEs comme non humainEs ont des racines communes. Les élevages et abattoirs sont l’aboutissement le plus machiavélique de la force sur celles et ceux privéEs de leur liberté et renduEs impuissantEs, une démarche que l’on retrouve à l’œuvre dans les politiques fascistes et néofascistes.

Malgré les remarques simplistes et discriminantes d’une militante homophobe et réactionnaire face à la libération totale nous n’avons pas rencontré de réticences. L’accueil a d’abord été un peu froid, mais finalement pas mal de personnes sont venues nous voir, parler de l’anticapitalisme et de la montée du fascisme, dans la PA comme ailleurs.

Nous scandions différents messages comme : « queer, végane et antifas », « on est pas carencé, on est juste énervé », « humains, animaux, même combat ! », « Ni prisons, ni abattoirs, ni détenuEs, ni cadavres au menu », « Contre l’ordre morale, libération animale », « guerre sociale, liberté animale »…

Il nous semble important de revenir sur la controverse qui a eu lieu avant la manifestation concernant la lutte pour la libération totale : humaine et animale. Nous avons du expliquer qu’un slogan ne définit pas une manifestation, et que les revendications de chacunE n’impliquent pas toute la manifestation, mais bien les individuEs ou groupes de personnes qui l’utilisent. L’anifascisme est au delà des récupérations partisanes car il n’appartient pas à un parti ou mouvement politique. Le propre du fascisme est dans un soucis de propagande de dépasser les clivages politiques pour créer un monde uniforme et totalitaire ou règne l’arbitraire des haines archaïques. L’antifascisme est une lutte contre l’oppression, et la discrimination liée aux idées politiques ou aux origines ethnique ou religieuses.

Nous avons refusé une uniformisation de la manifestation, sans nuire à celle-ci. Nous considérons qu’il est important de comprendre que la manifestation appartient à tout-e-s celles et ceux qui veulent porter un message au delà de celui imposé par les organisateurs et organisatrices pour élargir la portée du message. Ceci nous semble tout à fait habituel, et est une pratique courante dans nos divers luttes.

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La lutte pour la libération animale est liée à l’évolution sociale, la niaiserie réformiste porte l’illusion que la lutte animaliste serait déconnectée de toute réalité. En outre, nous constatons que la lutte pour la libération animale est sensible aux modifications de l’ordre social oppressif. Ainsi, l’état est notre ennemi ainsi que ses milices policières protégeant le patronat et son système capitaliste qui permet l’extermination massif des marges sociales dont les animaux non humainEs. Nous luttons pour la libération animale et pour une révolution sociale, l’un n’ira pas sans l’autre et l’autre n’ira pas sans l’un. De ce fait notre engagement de véganEs n’est en rien dissociable de nos autres engagements et positionnements révolutionnaires.

Il était d’ailleurs d’autant plus pertinent de marquer notre antifascisme, puisque un leader skinhead néo-nazi toulousain à pris des photos du cortège, tout comme deux nationalistes fascistes en fin de manifestation pour faire du repérage des veganEs antifascistes. En marquant notre antifascisme, nous soudons nos rangs, et restons vigilantEs face aux racistes, et autres nationalistes fascistes qui sont venus pour faire du repérage, ou avec la volonté de gangrener les mouvements de libération animales.

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Parce que la souffrance, l’oppression et les discrimination spécistes, sexistes et racistes sont à déconstruire et à détruire, nous manifestation notre rage contre le fascisme, le patriarcat, hétéroland et les abattoirs.

Tract à propos de Clément Méric